Sur la route de Nathalie Picard à Düsseldorf, en Allemagne

En Allemagne depuis 2012, Nathalie Picard (Science et technologie des aliments 1990, 1997) est à l’emploi de Prodware Deutschland à titre de conseillère en progiciels de gestion intégrés (enterprise resource planning, EPR, en anglais)  ou, de façon plus précise, de la solution Dynamics AX. Dans les faits, elle propose des solutions informatiques adaptées aux entreprises afin d’améliorer leur efficacité. 


Évidemment, ce n’est pas du jour au lendemain que la diplômée est parvenue à occuper de telles fonctions. Sa carrière a commencé chez Sealtest Canada, à Montréal, où elle travaillait au contrôle de la qualité. Elle a ensuite fait le saut en Beauce pour l’un des fleurons de la région, la pâtisserie Vachon, au département d’amélioration des procédés puis en développement de produits. «
 J’y suis restée sept ans. Nous avions beaucoup de projets hautement intéressants », se rappelle Mme Picard. C’est d’ailleurs cette expérience en terres beauceronnes qui l’a incitée à devenir ensuite consultante en projets d’amélioration de la performance opérationnelle (approche Lean) au sein du Groupe Createch. Après avoir fait la promotion de l’approche Lean aux petites entreprises de la région de Québec, aux services de Pole entreprises, elle travailla également pour la compagnie Matiss, à la vente de solutions d’automatisation sur mesure.


C’est la somme de toutes ces expériences et son intérêt pour le travail outre-mer qui mena Mme Picard à l’étranger. « Lorsqu’on transforme les opérations, il faut inévitablement adapter les systèmes d’information qui les soutiennent. De plus j’avais déjà comme intérêt personnel d’acquérir une expérience de travail en Europe. C’est pour ces raisons que, grâce à mon réseau et mes intérêts, j’ai été en contact avec la firme Prodware pour laquelle je travaille aujourd’hui. D’abord en France, en 2009, et depuis 2012, en Allemagne », résume-t-elle.


La vie en Allemagne

Depuis son arrivée en Allemagne, Nathalie Picard a fait quelques observations en lien avec la culture locale. Selon elle, nos homologues germaniques sont de nature septique. « Ils sont convaincus lorsqu’ils voient les résultats », distingue-t-elle. « Et lorsque le produit/service est implanté ou offert et qu’il répond à leurs attentes, ils sont très loyaux. » Pendant les week-ends et lors des jours fériés, toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête en groupe, atteste la diplômée au sujet des Allemands. « Ils font d’ailleurs beaucoup d’activités de groupe. "La gang" est importante. »

 

Bien que Mme Picard se plaise dans son « nouveau » milieu, elle tient à rappeler que sa situation actuelle est le résultat de nombreux efforts. Intégration, logis, compte bancaire, formulaires administratifs, choix de l’école pour les enfants, elle a dû se débrouiller d’elle-même. « Attention à ceux qui pensent que c’est facile. C’est beaucoup de travail! Par chance que je suis d’un naturel optimiste », confie-t-elle.



L’importance du cursus universitaire

Nathalie Picard juge que sa formation reçue à l’Université Laval l’a extrêmement bien servie dans son travail. « Les notions apprises en matière de processus de transformation et de phénomènes chimiques m’ont été utiles tout au long de ma carrière », affirme-t-elle. De plus, la diplômée souligne l’attitude exemplaire du Département de science et technologie des aliments dans la reconnaissance de son année universitaire passée à l’Université du Massachusetts. « Même si les cours n’étaient pas exactement les mêmes qu’à Laval, ils m’ont tous été crédités. La direction du Département de science et technologie (des aliments) a été très visionnaire dans cette démarche. Elle a reconnu l’importance de sortir de son milieu et d’aller chercher d’autres connaissances. »